
Les marais d’Ormersviller abritent tous une faune et une flore rare, remarquable et pacifique. Le site le plus étendu et le plus étonnant est le marais situé dans une dépression au sud de la Chapelle. Il s’agit d’un marais tourbeux (la tourbe se forme pour décomposition lente dans une sol très humide de divers végétaux) et tufeux (le tuf calcaire résulte de la précipitation du carbonate de calcium dissous dans l’eau lors de l’émergence des sources) qui s’est développé grâce à une source aux eaux calcaires. Autrefois les parties les moins humides étaient fauchées par temps sec, mais l’abandon de la fauche a conduit à sa colonisation par les saules. Le marais est formé de roseaux, de hautes herbes appelées laîches et bouquets de saules. Le marais abrite également des oiseaux très spécifiques c’est le cas de la Locustelle tachetée, difficile à voir car toujours cachée mais facile à reconnaître grâce à son chant qui rappelle un moulinet entrain de se dérouler, la Rousserolle Verderolle, oiseau très mobile qui se trahit par son chant rempli d’imitation, ou encore du Bruant des roseaux qui porte bien son nom, souvent perché sur un roseau. Ce marais a déjà servi de site de reproduction à un très joli rapace : le Busard cendré.
L’autre zone marécageuse à Ormersviller, est celle qui se développe près du village, à l’ouest du terrain de football. Il s’agit de prairies marécageuses et d’une roselière avec quelques buissons de saules. Sur les prairies très humides poussent des Orchidées sauvages aux fleurs pourpres : l’Orchis incarnat et l’Orchis à larges feuilles. Rien à voir avec les Orchidées exotiques des fleuristes, mais quelle splendeur de voir ces fleurs éblouir les prairies sans engrais. Sur ce site, il est possible de lever au printemps quelques bécassines des marais de passage. Ce site présente une grande richesse en oiseaux avec la Rousserolle effarvatte, qui construit son nid autour des tiges de plusieurs roseaux et le Râle d’eau, plus petit qu’une poule d’eau, qui vit au sol et pousse parfois un cri proche de celui d’un cochon qu’on égorge.
Lorsqu’on se promène dans le bois d’Ormersviller, on ne peut pas ne pas être frappé par la présence en certains endroits de monticules de terre, au sommet souvent aplati, percés comme une meule de gruyère par les terriers des renards ou des blaireaux qui y ont élu domicile. Ces taupinières géantes, géologiquement en contradiction avec le terrain plat qui les entoure, trahissent une origine artificielle, une origine humaine. Dans quel but l’homme a-t-il érigé ces buttes ? Pas pour l’élevage du renard. Non bien sur ! Ces buttes sont les tumuli et le bois d’Ormersviller est en partie une nécropole. En effet ces monticules sont les tombeaux ou reposent les restes d’habitants du pays, disparus depuis bien longtemps. Le bois d’Ormersviller n’est d’ailleurs pas le seul dans le pays de Bitche à jouir de ce privilège. On trouve également des tumuli dans différentes forêts de la région mais ceux de la forêt d’Ormersviller (une vingtaine) certains atteignent une hauteur de deux mètres pour un diamètre de vingt mètres.
L’histoire de la chapelle suivra de près celle de la colonne surmontée de la statue de Saint Joseph. C’est en 1880 que Michel Kuhn, curé d’Ormersviller décide de faire ériger au lieu dit « auf der Burg », une statue de Saint-Joseph afin de réduire la mort des parturientes.
En effet, huit jeunes femmes de 26 et 36 ans sont mortes en couches entre 1875 et 1880, probablement de maladies infectieuses ou par manque d’hygiène. C’est ce qui expliquerait le choix de Saint Joseph qui est le « Saint Patron » et le protecteur des familles.
La colonne sous laquelle Saint Joseph prend les
habitants sous son regard protecteur a été élevée en
1880. Elle a une hauteur de 5 mètres et un diamètre de 0.60 mètres.
Elle a été taillée dans un bloc de grès des Vosges extraite d’une carrière de la région par deux tailleurs de pierres.
A la base de cette colonne, se trouve un socle carré.
Nous y relevons les inscriptions suivantes :
Il existe peu de documents à propos de la construction de la chapelle, tant dans les archives paroissiales que communales. Seule une carte géologique dressée en 1891, mentionnant uniquement la colonne Saint Joseph, permet de situer la construction après 1891, probablement entre 1893 et 1895. Cette chapelle bénie par Monseigneur Fleck, évêque de Metz, le 9 mai 1895 sous le vocable de la Sainte Famille, a été bâtie également sous l’impulsion de Michel Kuhn, curé de la paroisse. Elle fut dynamitée par les Sapeurs du Génie appuyant le 32e régiment d’infanterie de Tours, le 20 septembre 1939 pour des raisons stratégiques. Elle fut reconstruite en 1962-1963 sur les dommages de guerre, et fut bénie le 2 juillet 1967 par Monseigneur Georges KLEIN, Vicaire Général du Diocèse de Metz. (Voir livre « Ormersviller, au fil des siècles »).
Notre village a été promu paroisse en 1803, après bien des négociations et des tergiversations, avec la nomination d’un vicaire résidant malgré l’absence de presbytère.
L’église dont il est question en 1803, est l’ancienne église dont les preuves écrites remontent au XIVeme siècle et qui est devenu en 1835, l’actuelle école de garçons. Devenue trop petite pour accueillir 600 âmes que comptait la commune, une nouvelle église a été construite et bénie le 25 octobre 1835 par l’évêque de Metz au nom de la Sainte Croix.
Mais l'histoire ne s’arrête pas là, et l’édifice connut encore bien des vicissitudes. Elle fut fortement endommagée et son clocher détruit par les soldats français du 32eme Régiment d’Infanterie de Tours en septembre 1939, car elle servait de point de mire à l’armée allemande pour régler ses tirs d’artillerie. La chapelle Saint Joseph subira le même sort.
L’inauguration officielle se déroula le 1er avril 1984 en présence des autorités religieuses et civiles.
Voilà quelques faits marquants de l’église qui se trouvait bien souvent au centre de l’actualité locale.
Flux RSS Manifestations
Flux RSS Actualités
|
Réalisation KTP Concept
Ajouter la page à vos favoris
Si vous souhaitez recevoir des informations sur la CC de Volmunster
Le Dimanche 01 Août 2010

